Gé;ry entonne.
Tu te cambres :


Nom : "Szigetvár"

Decox : Gérard Pacs
Date d'enregistrement : 13 janvier 2019

Fichier - Szigetvar.mp3
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Szigetvar

Charge :


1) L'histoire est à nos peuples ce'que'la valeur est à l'homme
De nos identités notre culture est la somme
Nos vies sont engagées au nom de notre existence
La conscience de cette lutte en constitue l'essence

Qu'importe nos physiques et même nos croyances
Qu'importe ton talent, ou ton intelligence
Père ou mère, frère ou soeur, tu marches avec nous
Pour que l'adversité regrette notre courroux

2) Résignés, nous le sommes, nous ne faisons qu'un sang
Qui notre humanité conforte à chaque battement
Tant pis si pour la cause beaucoup en verseront
Plus que pour notre vie, luttons pour la Raison

Ainsi étaient nos pères en quinze cent soixante six
Alors qu'à leur porte tombait la grande Hongrie
Sous les coups répétés d'une armée païenne
Comptant répandre le feu jusqu'en la ville de Vienne

3) Non content de'la victoire qu'il obtint à Mohacs
Le vieux Soliman à l'ambition bravache
Persiste et se dirige avec ses moult barbares
Au pied de'la forteresse croate de Szigetvár

Le siège impitoyable y durera tout l'été
Epuisés sous-armés, par leur fierté portés
Accomplissent des miracles les hommes de Zrinski
Au nom de notre histoire, ils offrirent leurs vies

4) Le septième jour de'septembre alors qu'à leur insu
éteint dans son lit, Soliman n'est plus
Les soldats Ottomans ont lancé leur assaut
Violent impitoyable, comme un fort soubresaut

Le Commandant Croate paré pour son massacre
Ordonna qu'on mît le'feu aux réserves de poudre
Asphyxiés par le feu, et cette fumée âcre
S'effondrent les malandrins venus pour en découdre

5) Enfin sonne la victoire pour cet envahisseur
Auquel les pertes inculquent désespoir et terreur
Sans chef pour les mener ou pour les inspirer
Ils voient leurs rêves de gloires se volatiliser

Plus tard à Andrinople, on signe le traité
Garantissant enfin que'chacun paisse dans son pré
La civilisation, en a dit Richelieu
A donc dû son salut à ce sacrifice pieux

R) Brandis ton poing et frappe, ô preux guerrier, mon frère
Donne à goûter aux Maures le feu de ton fer
Et comme dans cette lutte tu laisseras ta vie
Assure-toi que jamais ne t'oublie l'ennemi

Qu'à jamais chez nos proches
Quand tinteront les cloches
Que chacun y perçoive
Le chant de guerre de nos Braves